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Je me suis débattue longtemps pour écrire ce texte. La parité ? Encore la parité ?
J'ai l'impression d'avoir déjà tout dit sur le sujet, tout entendu aussi.  Au point tel que dire encore, c'est presque contribuer à nous embourber dans le marasme du faux progrès. Celui qui croit et prétend régler tant de choses simplement parce qu'il les nomme encore et encore. Comme si nommer l'effet, le décrire sous toutes ses facettes, suffisait à le métamorphoser, suffisait pour le faire évoluer vers le mieux sans même identifier sa cause. 
C'est donc un peu ça que j'ai choisi de dire cette fois. Le geste fractionné d'hésitations, toutefois.
Le mot “ parité ” lui-même, son abstraction platonique commencent à me saouler ben raide, j'vous dis. 
J'en ai marre d'être là pour crier que je ne suis pas.  Je suis là pour dire que je suis.  

Alors, I'm gonna break it down to you one more time. Pis après, j'me relève et on parle de sommet, de culminance, de hauteurs, de vertiges, de vues d'ensemble, d'horizons, de zénith... C'est bon ?

J'écris...
Tout à coup, alors que j'm'en attendais pas du tout, j'pogne c'qu'on appelle dans l'jargon d'la perfo “ la zone ”.
Celle où l'écrivain touche à une certaine objectivité et devient son premier vrai lecteur (quand l'émotion t'arrache du moment, du crayon, du papier, de l'écran, du clavier et que tu feel tout au présent, même à travers le vécu des autres. Tu ne fais pas que l'écrire, tu le vis. Se souvenir au présent...Ça flow tout seul.)  Y'a queck chose de plus grand que toi qui a besoin de se dire et toi, tu ne fais que traduire en mots.
Je mitraille. Non, j'arrose.
J'sors du geste, de la vision en tunnel. J'écris à voix haute.
Je parle...

***

Ce matin (coup'de mois plus tard, revenant de voyage), retour au bureau. 
Parmi toute la paperasse qui me hèle, j'ouvre cette petite enveloppe jaune et en sors l'objet : L'Agenda des femmes 2020.
La page couverture est superbe. Je la regarde longtemps. L'illustration du propos est right on. Chapeau à Ravy Puth.
J'sais pas, j'ai même pas encore vu les textes mais juste le fait qu'ils soient posés dans un livre, avec un beau cover dessiné, sur du papier que j'peux flipper, sentir, tordre, offrir en cadeau, lire sans que la lumière bleue m'embrouille l'horizon, ça me touche déjà fortement. Ça m'fait ça à chaque fois.

P'tit effeuillage vitesse avec le pouce. Nice ! C't'un vrai agenda !  Où tu peux inscrire à chaque jour tout ce que tu as à faire pour t'en rappeler. Et à chaque début de mois, tu tombes sur le texte d'une femme ou d'une personne non binaire qui vient se raconter pour contribuer à la culture et à la parité. Se rappeler. Chacun, chacune dans son langage, dans son vécu, dans sa vibe et quand je regarde l'oeuvre que forme le tout ensemble, j'trouve ça vraiment original et attrayant. Constructif. Juste.
Tu peux tout lire d'un coup si tu en as envie. Ou tu peux faire durer le plaisir et le suspens en ne lisant que le texte du mois au fur et à mesure, un peu comme avec un calendrier de l'Avent, tu vois ?  
Sauf que derrière les cases, c'est pas du chocolat ou des saintetés qui t'attendent. C'est une réflexion, par des gens du milieu culturel québécois qui nous ramènent à la base, comme dit Clara sur la quatrième de couverture.

Clara Lamy. C'est elle qui est à la direction de l'agenda, qui a harmonieusement écrit l'édito en préface ( qu'elle a pertinemment titré “ Merci pour l'eau ”.  Bien pensé. Ça veut tout dire ) et qui m'a invitée à y écrire un texte sur lequel culbute mon regard dès que je tourne la page du mois de janvier.
Aussitôt, j'ai le sourire aux lèvres. Contemplant l'illustration, la mise en page. C'est aussi ça un livre. La matérialité indépendante du texte. L'objet qui transporte les mots. C'est une oeuvre en soit, même avant les mots !
Je me relis rapidement.
Je me souviens de tout ce que j'ai voulu dire...
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En me relisant, j'ai l'impression que tout ce qui s'entend encore a besoin d'être dit. 
Que chaque percussion qui se répète finira par créer une exaltation de masse, 
Une transe ou une cassure.
Que ça prend de l'audace et non d'la censure
Pour entendre c'qui s'passe entre chaque coup d'tambour, chaque coup de hache,
Les variantes, les twists, les craquements
Entre chaque pléonasme.

Trop de silences feignent la quiétude
À défaut de dire la turbulence, les battements, la faille.
De peur de dire par habitude. 
Car c'est l'habitude qui nous harasse,
Nous apprivoise, nous domestique...
Ou nous désuétude puis nous mastique. Nous tenaille.

Trop de silences qu'on ignore, bousculés par le chahut
Et y'a ceux-là, aux pieds du mur, sur des perchoirs, dans des volières 
Ces captures indécentes qui ne nous appartiennent pas, qu'on observe par-dessus nos oeillères, impuissants,
alors qu'elles attendent leur salut
Trop de silences me sourient, me tendant leurs convoitises, leurs appâts,
Leurs vides abyssaux cachés sous la paille
Et y'a ce silence qui par le dos m'attrappa, like a hook, catchy, posant une main sur mes lèvres, real slow
et l'autre, autour de ma taille...

Mais je parle.
Et j'parle fort.
Vous êtes-vous déjà demandé qui a réellement droit à la parole ? Et ce que dit leur silence ?
Entre tous ceux qui disent et tout ce qui n'a pas été dit, sommes-nous réellement à égalité ?
Entre la parole et le silence, lequel des deux veille sur l'autre, en réalité ?
« Vous avez le droit de garder la parole. Mais tout ce que vous tairez sera retenue. Contre vous. »

Le silence n'existe pas s'il n'est pas porte-voix, s'il ne naît pas pour servir tout le bruit qu'il veut faire entendre.

J'imagine que c'est pour ça que je me dis encore. Que j'ai une grand'gueule pis qu'j'me retiens pas.
Pour dire tout simplement que même lorsque j'me tais, c'est pour qu'on m'entende.
Qu'on entende les sommets, les culminances, les hauteurs, les vertiges, l'horizon, les vues d'ensemble
à chaque pas bruyant que je fais, regardant dans les yeux le silence des cieux.
That's whassup.
Once again, 2 shots au plancher pour tout ce qui m'est égal.
Car le déséquilibre n'est pas qu'un malaise.
Puisque tout est matière and everything matters 
Entre les punch lines dans l'arène parce' c'est l'show qui compte
et les pensées qui crèvent là où la parole est illégale 
pour quiconque le brise,
le silence est un langage qui parle fort.
Et je veux qu'on le lise
quand c'est à voix haute que j'écris en silence : 
I'll always have the floor.

L'agenda des femmes 2020 est disponiblesur le site de Remue-Ménage et dans toutes les bonnes librairies. 
Procurez-vous le pour lire mon texte du mois de janvier « Meilleure, ça m'est égale » et les 11 autres auteurs qui suivent l'année.

Merci Clara. Merci Ravy. Super.
À tous ceux et celles qui ont contribué à l'Agenda, très heureuse de faire connaissance.

 

 

 

  

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Mon feeling ?
J'descends à peine de l'avion après avoir passé presque un mois dans les antilles et je vous avoue que le retour est très brutal. 
En contraste, ce retour est gris, froid, c'est machinal et tous les gens que je croise ne me parlent que de boulot, de stress et de leur petite vie personnelle de famille à la maison, de possessions à attrapper, à atteindre, à faire siennes et à montrer pour mieux se mesurer, se démarquer des autres, du reste...  C'est freakin' lourd.
Je me sens loin du bruit qui m'a bercée pendant tout ce mois, de l'existence commune, tressée même, de la nature, des hommes et de leurs choses, à ciel ouvert, en communication.
Loin de la chaleur et de la lumière du soleil qui reflète sur les feuilles d'arbres, qui nous redresse vers le ciel nous aussi et pour laquelle nous n'avons même pas, pour la nommer, de mot précis.
Il paraît que les allemands, eux, l'appellent “ maeinschein ” et les japonais, “ komorebi ”... 
Je me sens loin.
Loin des rires d'enfants qui jouent, complètement nus, dans l'eau, dans la terre, dans les arbres, dans les bras des uns et des autres…

J'ai l'impression de comprendre enfin ce que veut dire la phrase “ tous les hommes sont nés égaux ”. 
Cette proposition, j'la répétais en voulant bien y croire mais en réalité, j'en doutais. Trop d'injustices, man. Trop d'écarts...
Tu vois, en mettant les pieds ailleurs, dans certains parages, descendant de notre sécuritaire et de notre comfortable, de notre mécanique rassurante, de notre futur présent qu'on ne cesse d'espérer, de nos saturations insatiables, on a le réflexe de se dire “ Mais comment font-ils ? Comment font-ils pour vivre, les autres, les pauvres, dans le chaos, dans le vacarme, dans la souillure des survivances constantes ? Sans...ordre ? Sans...régularité ? ”
Mais après un moment, on s'entend penser ! Les ordres ? La régularité ?  
On entend leur bonheur, aux pauvres, qui resplendit quoi qu'il en soit ! On entend leur vécu, leur cadence spontanée, innée, on entend les casseroles, les assiettes et les verres qui se partagent matins, midis et soirs, les engueulades, les éclats de rires, les effondrements et les constructions, les trocs, les échanges de c'que tu veux, les discussions philosophiques, politiques, spirituelles, engagées, la musique qui se fond aux vagues de la mer, on entend le vivant !
On ne sent plus que le poids écrasant de la masse sur nos têtes mais la valeur de l'ensemble sous nos pieds ! Et ça feel comme un peuple, comme une humanité.
C'est alors qu'on comprend que chacun a ce qu'il faut, quoi ! Que chacun a quelque chose à offrir qu'un autre n'a pas. 
Quelque chose avec quoi composer l'existence ! 
Que tous les points sur la carte du monde peuvent être point de départ. Et qu'on finira tous par nous rejoindre. Que personne ne naît dans le mauvais pays !
Faut vraiment se croire plus important que l'on est pour regarder quiconque de haut, ouvrant bien grand sous nos bras notre cape de pitié, ne voyant toujours qu'avantages et désavantages à opposer.
Damn bro! Pourtant, à mes yeux, je les trouve si effervescents, les pauvres, dans toute leur richesse ! 
Et c'est alors que suis reconnaissante pour tout ce que moi j'ai reçu. Car tout ce qu'on ose dire que l'on possède, on le reçoit des mains de ceux qui l'ont bien avant nous ou du manque de ceux qui ne l'ont pas et l'équation est si simple. 
Tout est à nous car rien ne nous appartient. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout s'échange. 
La richesse des uns fait la pauvreté des autres ? OK. On le sait, ça.
Mais la pauvreté des uns ne veut pas nécessairement de cette richesse des autres.
Car la richesse pour l'un est pauvreté pour l'autre là où le vice versa. 

Je comprends que tout ce qu'ils ont encore, tout ce qu'ils sont encore, ces gens d'une autre fortune, de si vivant, de si humain, de si honnête, c'est ce que nous, en échange de je n'sais quoi, nous avons laissé aller : le mouvement naturel de l'existence qui honore sa survie avant sa fantaisie, avant sa production ! (cause if the show must go on, ça lui prendra tout de même un réel à romancer, duquel il ne pourra jamais s'affranchir). Le mouvement naturel qui n'a ni le temps ni le soit disant privilège de rester immobile, à s'ankyloser, le coeur battant la chamade, enlisée dans l'angoisse fataliste de la peur du mépris illusoire dans le regard de la parade.


Point de départ 

Nous sommes tous nés égaux.

Ni enfer, ni paradis, que la parade, la parodie et l'envers du décor,
La fin que chacun de nos actes prédit...ou renie.
Ça fait que j'm'ouvre une bière,
Trinque à la vie. 
2 gorgées au sol pour tout ce qui nous est égal.
Nous sommes tous nés ego.
Lumière.

Nous conjugons tous l'avoir et l'être.
Avoir sa part, devenir être à part...
Tout acte de vivre ne veut que faire sa part !
Se voir partout. Sinon, nulle part. 
Où tu t'en vas ? Point de départ.
Se rapailler là où il reste

S'éparpiller là où il part
Et je sais que je ne rentre à la maison que pour ça ;
Pour jouer mon rôle. 
Pour toucher l'sol et questionner mon soul.
Pour mieux quitter
Que chaque aller se rappelle à qui il revient. 
Aquitter toutes les solitudes de l'ubiquité 
Car peu importe ce qu'il reste de chaque départ, 
Peu importe qui se gagne, peu importe qui se quit
À la fin, nous serons tous quitte à quitte.

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Juste à temps pour « Hoodstock 2019 »

Première activité publique à laquelle je suis invitée à participer au lendemain de mon retour. 
Franc parler, j'arrive complètement crevée et malgré tous ces constats que je viens de vous partager en essayant de tenir ma suffisance en laisse, mon premier automatisme est de me demander « Heille ma fille, mais qu'est-ce tu fous ici !???  »
C'est échevelé, bancal, je ne sais pas à qui me référer, personne ne m'a dit ce qu'il fallait que j'y fasse, ce qu'il fallait que je vienne dire... C'est quoi l'deal ? C'est quoi au juste Hoodstock ?

Comme je suis arrivée seule, j'baisse mes gardes. J'commence à parler à tout l'monde, je slack sur l'ordre et les régularités et je me laisse tranquillement porter par la vibe. 
Boom. Tout s'agence... 
J'entends la musique, j'commence à bouncer la tête. Je sens l'odeur du barbeq, j'vois les gens de toutes provenances ethniques qui se régalent. Je reconnais les cris et les rires des enfants qui me bousculent et j'trouve ça adéquat. L'enfance, c'est l'âge où il faut apprendre à tout bousculer. Je regarde les aïeuls qui ont le sourire aux lévres en écoutant les ados parler de rêves et d'espoirs, utilisant des mots et des concepts qu'eux-mêmes n'avaient pas encore acquis à leur âge. Fierté. Elle est belle l'évolution. Et on ne doit pas l'oublier. Le progrès que l'on est, auquel on passe le relais et qui un jour visiblement nous dépasse, c'est lui qu'il faut faire briller. 
Hoodstock, on s'élève.
Je prends la parole...

Le soleil se couche, comme pour mettre l'ambiance. 
Les gens m'accueillent en me chantant La vi ti nèg. 
Je leur offre mon coeur, ils m'offrent le leur et on discute ensemble de tout, de carrière, de féminité, de la jeunesse, d'argent et d'économie, de politique, de spiritualité, d'engagement social, de la vie... 
Ça dure une heure. C'est fluide, facile, naturel, harmonieux. 
On finit ça en chantant en coeur « Se pou sa nou rasanble ».
Je suis à la maison.
Je suis rentrée pour ça.

Montréal-Nord, stand up!
Merci à tous, pour tout. 
Don, well done. Pour l'ensemble de l'oeuvre, jusqu'à ce jour.
Will ! On sait c'qu'on veut, sans demi-mesure. On y va. C'est à nous.
Big up à l'équipe du Hoodstock et bon 10e.
Merci à tous ceux qui m'ont élevée, peu importe où et d'où nous sommes.

Petite historique du Hoodstock dans le Cahier du socialisme

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Je suis en ce moment à 5000 km de chez moi, à St-Laurent du Maroni.
C'est magnifique, inspirant, à vif et c'est à la source même de l'existentiel.
J'écris et compose la musique d'une pièce de théâtre à venir, outillée du simple minimum qu'il faut pour vivre et pour être créatif, hébergée dans une petite cabane avec toute l'équipe et les comédiens talentueux et terre-à-terre, posée sur le bord du fleuve.
Méditation active. 
Les mots et les notes se ruent sur mon portable.

Ça fait 20 ans que je me raconte, que je raconte mon milieu. C'est un honneur et un privilège que d'être invitée à voyager pour faire immersion dans l'ailleurs, pour voir d'autres façons de se tenir debout, de se construire, de devenir, de créer, pour expérimenter avant de raconter l'universel, le réel qui nous concerne tous. 
Quelle expérience extraordinaire et vivifiante. J'ai hâte de vous la partager.

Comme l'oiseau...

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À suivre, pour 2020... 

 

 

 

Déjà 20 ans… Retour sur le futur

20 ans cette année que le premier album de Muzion a tout révolutionné dans l'univers du Hip Hop québécois. 
20 ans... Et tous les membres du groupe sont encore aux commandes.

Le 26 juillet, pour souligner ça, Sony va nous ressortir une version deluxe (cd et vynile) de l'album :
Mentalité Moune Morne XX (ils n'ont toujours pas compris)
Ça a été un plaisir de revisiter les sons, les textes, les photos, les remerciements avec les boys et le label.
On a même pas eu besoin de remixer. Le son sale et cru du hood ne défraîchit jamais. 

Et pourquoi pas célébrer ça, bloc party style, Barbancourt, griots, bannan peze, 2 turntables and a mic pis du gros love en famille ?
Restez tonalisés.
On vous tient au courant. Comme on l'fait depuis 20 ans.

En attendant, lisez cette superbe entrevue qu'on a faite avec Olivier Boivert-Magnen du Voir.
Du journalisme de haut calibre. Le dude m'a prise de court avec des questions qu'on ne m'avait jamais posées auparavant, en deux décénnies ! Vous imaginez ? 
Historique et histoires sur l'Histoire...qui s'écrit encore.
One love Riff. Merci.

Lisez ça ICI https://voir.ca/musique/2019/07/04/il-y-a-20-ans-muzion-mentalite-moune-morne-ils-nont-pas-compris/ 

 

 

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Jamais je n'aurais pensé que le projet “ Accompagne-Moi ” se serait rendu jusqu'au fameux Festival d'Avignon où tous les acteurs de l'art vivant rêvent de mettre les pieds. 
Quel trip de dingue ! Surtout si tu oeuvres dans le théâtre, tu dois vivre ça au moins une fois dans ta vie. 
19 dates, du 5 au 27 juillet ! Intense. Tu entres dans l'jeu, t'en sors plus.
Les rues sont bondées du matin jusqu'à la nuit. Et ça vibe non stop.
À 1h du mat, tu prends une bière au son du beat sur une terrasse, les boites de danse ouvrent leurs rideaux que le mielleux attire, la lune aussi chaude que le soleil (faut dire que le 40˚ de canicule cette année, soit il te sidère, soit tu le poétises) et tu causes de l'art, de la vie ou de tout c'que tu veux avec tout plein d'artistes diverses ou avec des intéressés qui s'asseoient avec toi pour faire connaissance.
La gayance ! comme on dit chez nous. La vivance !

Gros fun sale, gros trip mais surtout, c'est toute une école. 
À la guerre comme à la guerre !
Tu te bats pour remplir tes salles. Tu expérimentes tout, on and off stage, à fleur de peau. Tu rodes ton show live and direct. T'es continuellement en promo.
Mais tu vis à vue d'oeil ta progression fulgurante ! L'art ! Si tu goûtes bien à l'exercice, tu te découvres artiste sans son ego, juste la confiance qu'il faut = l'art à son paroxisme !
Tu ressors forcément de cette expérience meilleur que tu ne l'étais avant d'y entrer. 
Merci la vie.

Remerciements à l'équipe Maztek pour l'admin et à Derviche pour les placements promo.

One love et chapeau à Bérékyah Yergeau (écriture et mise en scène), Anne Meyer (chorégraphies et interprétation), Michaël Creusy (conception lumières).
Moi j'étais à la musique (qu'ils ont bien kiffée) et l'entendre dans ce cadre m'a inspirée au plus haut point. 
Jusqu'où ? Mais jusqu'au bout, la famille ! Prochaine destination ?

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L'équipe de feu

 



sous les drapeaux

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Franchement, un des plus beaux et plus grands moments de ma carrière. 
Cette connexion, cet accueil, ce moment qui se vit en coeur…

Je regardais ça le lendemain du show, encore sur mon nuage, à la tv avec ma p'tite famille. 
Elle était fière. 
Ça faisait longtemps qu'on attendait de voir ça, ce symbole, ce message lourd de sens et d'espoir. 
Et ça n'a rien à voir avec moi mais tout à avoir avec nous.

J'vous jure, quand ma p'tite nièce de 4 ans (qui me regardait avec les yeux brillants, lumineux, en écoutant fièrement les présentations et les discours qui entouraient les perfos musicales) m'a dit : « Oh! Tati ! T'es belle ! T'es bonne !... Québécois... Tati, est-ce que tu es Québécoise ? » , j'en ai eu les larmes aux yeux tant j'ai tout compris d'un coup.
Oui mon amour. Et toi aussi tu l'es.

Je n'pense même pas que les organisateurs du spectacle de la St-Jean 2019 (que je remerçie de tout coeur pour l'invitation et la vibe de malade) étaient conscients de ce qu'ils faisaient réellement, de l'ampleur de l'image qu'ils venaient de transmettre au Québec.
Une femme, noire, dreadlocks, dans toute sa négritude, qui en plus de chanter en harmo avec nos grands artistes les classiques de notre répertoire, chante aussi son propre message sur la grande scène de la Fête nationale du Québec : 
« Spit White ! J'entends crier les chants de la liberté et je sais que la liberté se trouve dans les liaisons.
Je veux chanter dans la langue de la liberté, en créole, en français, que c'est ici mon pays ! »
Je sais pas si vous êtes conscients de l'effet que ça fait dans l'imaginaire collectif, particulièrement dans celui des immigrants et de la marge ;
Ça fesse ! Ça réveille. Ça fait réfléchir pis ouvrir les barricades.
Ça cimente la cohésion, l'ensemble.

Voilà. C'est tout ce que ça prend. 
Pas le projecteur pour se plaindre. Pas le podium pour remplir les quotas. Juste être là quand il faut. Comme tout l'monde. Et se raconter ensemble.

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Julie Lamontagne ♥, Pierre Seguin, Michel Sabourin, Clémence Aboussouan... ce fut un plaisir. 

 

 

 

 

 

Y'a d'la grosse pointure à l'oeuvre à l'arrière scène mes amis ! 
On va chauffer ça…
Coulisses de la St Jean

23 juin, Parc Jean-Drapeau, diffusé en direct sur Rythme FM et CKOI.
24 juin 20h à la télé de Radio-Canada. 

 

 


Lecteur, c'est à toi…

La résolution du retour

lecteur cest a toi

19 mai 2019, lendemain de l'anniversaire de l'empire de Napoléon, 
Fête du Drapeau haïtien, 
Veille de la Journée nationale des Patriotes… 

Ce qu'il faut bien lire, c'est pas le package deal. C'est le détail.

Cliquez sur l'image. 


  

 

université
Non, c'est pas l'perron d'une église. C'est l'entrée d'une université, l'ouverture de la pensée, de tous les états d'esprit…

J’vais encore une fois faire de quoi qui apparemment s’fait pas à l'ère du “ who likes you ”confondu au “who’s like you” : j’vais énoncer une vérité qui n’plait pas à tout l’monde. 
Une vérité que certains préfèrent toiser de l’extérieur en se disant « Pfff…si j’me vois pas déjà d’dans, si c’est pas moi qui shine, c’est quoi l’deal ? Tu m’invites à faire mieux ? Tu me dégrades ! ».  
Ainsi s’enfoncent les barreaux de la petitesse, du Moi étroit. 
Ne me sortez surtout pas du moi que je connais ! Et si je me perdais dans tout ce que je ne suis pas encore, dans tout ce que l’autre peut être et qu’en Moi, je ne vois pas ?
Miroir, Me war… 
Est-ce que c’est ce même réflexe qui s’enclenche quand quelqu’un nous dit fièrement qu’il est différent de nous ? Et qu’automatiquement dans notre tête on lui répond « *Tchuip*… mais pour qui tu t’prends ? Prétentieux… »
Pourtant, différent ne veut dire ni pire ni mieux ! Différent veut juste dire différemment ! 
Quelle opportunité d’accroissement, non ?
À quelle mesure et jusqu’où irons-nous pour ne voir que nous-mêmes ? 

Moi je dis qu’il n’y a pire ego démesuré que celui qui préfère s’abriter dans la peur de ne pas être suffisant pour être apprécié, cachée sous le masque fêlé de la satisfaction, plutôt que de s’offrir au devenir, à tous les possibles du soi qu’il reste à explorer, à apprendre, à partager.
Être productif, être évolutif, être vivant c’est être encore capable d’apprendre. 

 

 

Rencontre avec les étudiants de l'UQAM

L'un des domaines qui m'emballent et m'inspirent le plus de mon métier, c'est le partage direct, l'enseignement, la transmission. 
C'est là où je me sens le plus valable, là où je peux concrètement faire ma part, faire partie de l'enchaînement des idées et de la création. 
C'est là où je me mesure le mieux.
J'crois que vous l'avez compris depuis l'temps ; Rencontrer la jeunesse, ça part de là pour moi. 
Et le cadre universitaire est un match parfait ;)

L'artiste vs la vedette

Merci à Sandria Bouliane, musicologue et professeure, pour l'invitation. 
J'aurais tellement aimé avoir eu accès à ce genre de cours quand j'avais leur âge ! Merci Sandria.
Et merci à tous les étudiants de ce cours pour votre accueil, votre intérêt et votre écoute. Vous m'écrivez quand vous voulez !





Les femmes de métier

Rencontre sur la composition musicale pour films et documentaires avec trois femmes qui exercent le métier

invitation ONF

 

 

 

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