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Hier, ça a fait 4 ans déjà.
Il faut que je regarde dans mon agenda désormais pour savoir combien de temps ça fait.
Je n'ai pas été voir tes parents. Je ne les ai pas appelés non plus.
J'ai peur de nous faire, à eux comme à moi, plus de mal que de bien.

Toute la gang était là, à veiller.
À veiller sur ce qui nous tient encore ensemble, même si c'est juste quelques fois par année, parce qu'on sait tous que le temps a dérobé bien des amours et même des amitiés.

Je n'ai pas encore fait la paix avec ta décision.
J'espère que je ne la ferai jamais. Tout comme j'espère que la douleur que tu m'infliges, quelque part, demeurera toujours. Elle me garde en vie.

On a parlé de toi hier. Sans savoir trop quoi dire. Ce sont les silences et les regards baissés qui en disaient long.
On n'a même pas levé nos verres en ton nom. On le sait maintenant qu'il n'y a rien à célébrer. Je trouve que c'est sain. Peut-être le moment avec la clique, qui t'appartient, le plus sincère depuis ton départ. Personne n'a chercher à fuir ou dissimuler l'évidence : l'affliction restera plus longtemps et refera surface plus souvent que les souvenirs.

J'ai quand même terminé mon verre en pensant à toi. Pour toi.
Toi qui payais tout l'temps la tournée jusqu'à ce qu'on soit tous K.O.
Jusqu'à ce que tout l'monde rit fort ! Jusqu'au moment de rentrer en s'foutant de marcher de travers, pour aller intermédier dans l'sommeil ou aller s'faire baiser.
Mais toi, je ne t'ai jamais vu vraiment saoul. Tu as toujours ri de bon coeur, suffisamment. Tu as toujours marché droit, le regard vif. And no one could fuck with you!
Je ne sais plus si je t'ai déjà vu heureux...

Je n'ai pas su t'aimer comme il le fallait. Pour ça, je m'en voudrai toujours. Mais tu sais quoi ? Tous ceux que j'aime, aujourd'hui le savent très bien.
J'vais appeler tes parents. J'te l'promets.