sous les drapeaux

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Franchement, un des plus beaux et plus grands moments de ma carrière. 
Cette connexion, cet accueil, ce moment qui se vit en coeur…

Je regardais ça le lendemain du show, encore sur mon nuage, à la tv avec ma p'tite famille. 
Elle était fière. 
Ça faisait longtemps qu'on attendait de voir ça, ce symbole, ce message lourd de sens et d'espoir. 
Et ça n'a rien à voir avec moi mais tout à avoir avec nous.

J'vous jure, quand ma p'tite nièce de 4 ans (qui me regardait avec les yeux brillants, lumineux, en écoutant fièrement les présentations et les discours qui entouraient les perfos musicales) m'a dit : « Oh! Tati ! T'es belle ! T'es bonne !... Québécois... Tati, est-ce que tu es Québécoise ? » , j'en ai eu les larmes aux yeux tant j'ai tout compris d'un coup.
Oui mon amour. Et toi aussi tu l'es.

Je n'pense même pas que les organisateurs du spectacle de la St-Jean 2019 (que je remerçie de tout coeur pour l'invitation et la vibe de malade) étaient conscients de ce qu'ils faisaient réellement, de l'ampleur de l'image qu'ils venaient de transmettre au Québec.
Une femme, noire, dreadlocks, dans toute sa négritude, qui en plus de chanter en harmo avec nos grands artistes les classiques de notre répertoire, chante aussi son propre message sur la grande scène de la Fête nationale du Québec : 
« Spit White ! J'entends crier les chants de la liberté et je sais que la liberté se trouve dans les liaisons.
Je veux chanter dans la langue de la liberté, en créole, en français, que c'est ici mon pays ! »
Je sais pas si vous êtes conscients de l'effet que ça fait dans l'imaginaire collectif, particulièrement dans celui des immigrants et de la marge ;
Ça fesse ! Ça réveille. Ça fait réfléchir pis ouvrir les barricades.
Ça cimente la cohésion, l'ensemble.

Voilà. C'est tout ce que ça prend. 
Pas le projecteur pour se plaindre. Pas le podium pour remplir les quotas. Juste être là quand il faut. Comme tout l'monde. Et se raconter ensemble.

jenny st jean 2.2

Julie Lamontagne ♥, Pierre Seguin, Michel Sabourin, Clémence Aboussouan... ce fut un plaisir.