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Jenny par Valérian Mazataud Le Devoir

Ça fait deux décennies qu'on me parle du fameux déclin de la langue. Pourtant la langue, elle, elle s'en balance ! Elle fait son chemin, bouge avec le temps, enlace le courant… Peut-être qu'on devrait la suivre nous aussi et l'écouter plus attentivement plutôt que de chercher à la retenir et à la figer dans quelque chose de trop petit pour elle.
Une langue, ça ne s'impose pas. Ça s'imprègne à force d'être entendue puis appréciée dans son bouquet de vies journalier de la parlure commune. 

Je trouve ça tellement désagréable et presque honteux en fait quand j'écoute des gens discuter sur nos écrans ou dans nos différents canaux de diffusions de la pensée et que je peux les voir, les sentir se retenir puis briser le flot de la conversation sous la menace de la police de la langue. Tu vois dans leurs yeux, tu entends dans les oscillations de leur élocution l'hésitation alors qu'ils interrompent la crue de la convo pour chercher à traduire leur parlure naturelle et commune par cette soit disant langue imposée des justes et des bien-pensants. 
Ils me font marrer…

Je suis fière de la langue française - ma préférée d'ailleurs - telle qu'elle se présente en connaissance de cause dans toute sa liberté, son originalité et sa pertinence, avec tous ces accents et ces expressions sans frontières qui la gardent présente, tangible et vivante dans son mouvement qui s'harmonise avec le reste du temps, le reste du monde. L'histoire se compose encore, mes amis ! Et sa langue aussi !

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