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Superbe film d'Ayana O'shun !

Juste la bande-annonce m'éblouit par sa force, sa pluralité et sa beauté...
Ayana est une grande dame. 


Venez nous retrouver au RIDM au cinéma Cinéplex Odeon Quartier Latin pour la première montréalaise de « Le Mythe de la femme noire » 
La projection sera suivie d'une discussion avec certaines protagonistes du docu, dont je ferai partie. 

Moi-même je n'ai pas encore vu le montage final et l'entièreté du propos et de l'oeuvre.
Je dis “oeuvre” parce que l'approche, la photo, le symbolisme appuient et enveloppent vraiment bien la parole de toutes ces femmes qui portent le film. Très hâte de le découvrir avec vous. Ma rencontre avec Ayana et les extraits que j'ai vus jusqu'ici sont tellement riches d'entrée de jeu !

On se voit le 22 novembre, 18h.
Pour acheter les billets, c'est ICI.  

 

 

 

 

Ce dimanche 13 novembre, 20h
Dans le cadre du SALON DANS LA VILLE en collabo avec LEs Coups de coeur francophones 

LisMoiMtl

 

 

 

 


28 octobre 2022

*Les délibérations sont maintenant terminées !
Superbe expérience. Belles rencontres. Félicitations aux 4 finalistes et à l'équipe gagnante. J'attends le feu vert du comité pour vous en parler plus en détails... 


 espace riviere

 

De RDP à art d’hippies ?

Quand j’ai reçu cet étonnant appel m’invitant à faire partie du très sélectif jury qui allait choisir l'équipe de professionnels en architecture ( et c'est un concours ouvert au Canada, à l'Union Européenne et au Royaume-Uni ! ) qui va FINALEMENT construire le projet Espace Rivière à RDP, j’ai d’abord froncé les sourcils. 

Hein ? Moi, vous êtes sûrs ? Mais qu’est-ce que j’y connais en architecture ?

Et puis il n’a suffit que de quelques secondes pour que je me rappelle d’où je viens. 
T’inquiète ! Ça, ça ne s’oublie pas, tu le sais déjà.
Or, ce qui m’échappe encore souvent, c’est à quel point les “projets” - projets dans le sens de projections, d’intentions, d’évolution - qui m'interpellent au présent ont toujours tendance à vouloir m’y ramener à ce “d’où je viens”. 
Mais bon… Comme j’le dis à répétition, tant que je peux me présenter fièrement, intègre, évolutive, futur de mon passé…let’s talk. 

 


 

La voix narrative dans le topo de TSN sur Benn Mathurin 





ecoutez jenny

C'est un honneur pour moi de remplacer Nicolas Ouellet pour tout l'été à la barre de l'excellente émission Nouveaux Sons, où on parcourt tout ce qui se passe en musique en ce moment sur la planète, toutes ces nouvelles tendances qui nous ramènent à leurs inspirations et à leurs sources premières. 
Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transmet...

On est déjà à mi-chemin de l'aventure et c'est un des plus beaux trip de carrière pour moi jusqu'ici. Le privilège de se plonger totalement dans la musique de façon intensive pendant tout un été pour ensuite partager les trouvailles et les bijoux de ce langage universel qui nous relie...wow. 
Merci la vie.
Et merci à vous aussi qui m'écoutez à tous les soirs, à vous qui m'écrivez aussi pour partager vos appréciations, c'est un immense cadeau que vous me faites...

Catherine Gay à la réalisation
Sébastien Tétrault à la recherche 
 
 
 
 

balado MMM

Cliquez sur l'image puis allez en bas de page pour écouter le balado.

 

 

 

 

Si une image vaut mille mots, 25 images valent tout un pan de notre récit commun.
C'est un honneur...

25 personnalités noires

Bibliothèque Marius Barbeau, du 2 février au 1e mars 2022 

 

 

 

  

Encore un autre sujet de débat sur la sellette.
Je vous avoue que je commence à en avoir marre des débats à tous vents qui s’infiltrent même dans nos moments de célébrations. 
On ne se parle plus, on ne se comprend plus, on se débat. Et tout l’monde jure que tout baigne chez lui ! Passez-moi l’eau bénite !

Très souvent, dans les soupers à large table ou dans l’une de ces soirées mondaines qui reçoivent des personnalités de tous les milieux dits “culturels, je finis par me retrouver assise à boire de l’eau plate avec le ou les athlètes dans la place. C’est souvent avec eux que j’ai les meilleures conversations, sincères, parallèles et sans prétentions. 
Ça fait un p’tit bout d’temps qu’on le constate pis qu’on s’en parle entre nous. 
Du fait qu’il y a ce quelque chose de difficile à définir mais qui fait en sorte qu’on est seuls à se comprendre sur certains sujets, certaines situations, nous, les athlètes, les artistes et certains professionnels fuckés de quelques rares passions. 

En ce moment, le débat plane sous l’effigie de la réception chinoise. 
Bon. Je ne vous ferai pas le plaidoyer du pourquoi c’est d’la marde que ce soit la Chine qui accueille les Jeux Olympiques cette année. J’pense qu’on est tous d’accord là-dessus.
J’vais plutôt faire court mais si vous ne savez toujours pas qui est la Chine aujourd’hui, j’ai bien peur que vous ne soyez pas conscients de qui vous gouverne et derrière quelles stratégies de Machiavel, depuis toujours…comme au futur présent.
Yo, comprenne qui peut !
Et la Chine n’est pas le seul joueur sur l’échiquier ! Où toutes les nations font la même course vers le même pouvoir, vers la même victoire !

Pendant que tous les drapeaux cherchent à se planter, il y a aussi des individus, des hommes, des femmes, j’ai même envie de dire des enfants qui n’ont jamais grandis et des accomplissements, coincés entre l’art et le corps, qui ne savent ni ce que c’est que de jouer ni ce que c’est vraiment que de devenir un adulte. 
Ces gens qui vacillent entre savoir absolument, quasiment depuis la naissance, qui ils sont ou sinon, s’oublier totalement. Vacillent entre “the beast”, “the machine” et l’homme, l’âme pognée en-dedans. 

Pendant que les autres jouent, s’amusent, pendant que les autres se font l’amour et la romance, pendant qu’ils se défilent ou se défoncent, qu’ils pimp ou qu’ils dansent, qu’ils rêvassent ou qu’ils s’embrouillent, se perdent, se retrouvent, se remettent en question et se résignent ou se réinventent… toi, tu sais déjà. 
Toi, tu donnes tout, tu sacrifies tout, ton temps, ton énergie, ton corps, ton soul, tes plaisirs, tes amours, ta vie ! 
Toute ta vie se résume à cette victoire personnelle, d’homme, de femme, d’enfant. 
Et détrompez-vous. Tout cela se meut par aucun commandement, aucun cri national ! 
L’ordre, le cri, il vient de toi. Que de toi. 
Tu es né comme ça, né pour ça. Tu ne peux pas, ne sais pas être autrement. 

Mais être quoi alors ? Une médaille ?
Pourquoi est-ce qu’on a le réflexe de garder les yeux figés sur ce qui brille, sans jamais voir ni même penser au minéral ? À la chimie de l’élément natif, à la rudesse du sol, aux profondeurs de la terre et au mouvement des eaux, à l’acharnement et la persévérance du temps qui le révèle et le fait miroiter ? 

Pendant que les drapeaux s’emportent vers les podiums, toi, c’est toute ton alchimie que tu portes autour de ton cou, les yeux dans les yeux en regardant le ciel.


Mais fais gaffe, Icare ! Tu le sais que tu n’es pas le Soleil. 
Que ta flamme peut s’éteindre et que si tu la perds, tu perds tout. 
Tu te recommences à ton point de départ, où tu devras trouver ta marque. 

Je ne fais pas l’apologie du monde athlétique, ni même de la vie athlétique.
Ça aussi c’est un autre débat. 
Et je me débats moi-même quand, en temps qu’artiste, je me compare aux athlètes. 
Ce que je dis, c’est tout ce que vous savez déjà ou que vous devez savoir vous aussi.
Demander à un athlète olympique de choisir entre son sacrifice absolu, sa vie toute entière qui se raconte devant nos yeux, inspirante pour tant de gens, pour tant de jeunes, son statut d’homme qui se dépasse, qui donne tout pour être à son meilleur, parmi les meilleurs et qui va jusqu’au bout !
Lui demander de choisir entre ça, tout ça et une position politique symbolique qui n’y changera que dalle aux affaires étrangères et à cette foutue course au pouvoir impérial qu’on a substituée au mouvement naturel et qu’on appelle l’Histoire ? 
Lui imposer ce choix tyranique, c’est ne pas voir ni comprendre le big picture. 
C’est de voir la forêt mais… s’en battre les racines…de l’arbre. 
Mais l’arbre, c’est la forêt ! C'est ce que nous ont appris les Premières Nations !
C’est de jouer comme l’empire et de ne plus voir l’homme, de ne voir que le gain.
Même quand ce gain s’appelle “la cause” et qu’on ne voit plus l’effet. 

Les jeux sont faits, rien n’va plus. 
Et je mise tout sur l’homme.
Il était une fois… 

 

*Don't hate the player, don't hate the prayer, don't even hate le payeur. Don't hate. 

 

 

 

J'ai évolué toute ma jeunesse dans les quartiers St-Michel et Montréal-Nord.
Moun mwen yo, sa kap fèt!
J'le sais qu'encore aujourd'hui, y'a des gens, dès qu'ils voient ces noms-là, ils m'imaginent dans un film de gangster, sombre et glauque, dans le far west du rêve québécois, à éviter les coups de feu et les propositions des gangs de rue. 
Malade comme on peut laisser traîner pis s'étendre des stéréotypes pendant des décénnies de mensonges !
But you know... le malheur des uns fait l'affaire des autres. Alors vas-y Jenny ! Fais-nous la promotion du malheur !

Finger twist.
Doigt d'honneur dans les airs...
De quel malheur tu parles ?
Je dois tout à mon lèl ! À ces quartiers qui ont fait de moi qui je suis, m'ont tout appris, m'ont donné ma force et mon esprit communautaire avant de me propulser dans l'universel qui se reconnait en moi. 

Aujourd'hui, j'vous parle de l'autre Montréal-Nord. Le vrai. Le coeur...
Salutations à tous ceux qui fleurissent dans ce bitume et qui le font rayonner à son tour. 
Car la gentrification, l'isolement, la disjonction, le fossé, l'indifférence ne seront jamais des marques de progrès et d'évolution dans une société. Quand tu atteins ton shine, ta lumière, fais gaffe à qui et à quoi tu fais de l'ombre...

Le nine ! Pie-IX, Montréal-Nord, stand up!
Shout out à Anne-Lovely. Superbe rencontre. Je sais qu'il y en aura d'autres...

Écoutez le balado ici : 

 

 

 

 

woke 2022 .png

Grave comme ça m'a fait plaisir d'entendre cet épisode de « On dira ce qu'on voudra » à Radio-Canada dédicacé au mot, qualificatif corrosif, “Woke”.
Kèèèèèt ! Si y'a bien un mot qui a été bousculé, culbuté, piétiné, dénaturé en 2021, c'est celui-là !
Dis-moi pas qu'tu vois pas l'astuce ? Évidemment que ce n'est absolument plus politically correct de bully et d'attaquer l'intégrité des individus qui expriment leurs différences... et leurs évidences ! Alors attaquons-nous plutôt à leur vocabulaire ! Marginalisons et diffamons les mots qu'ils emploient pour s'élever ! 
Tchuip
On dira ce qu'on voudra, certe, mais on sera aussi ce qu'on dira.

Well woke, woke, woke, woke, woke, woke...please!
Treated like a fuckiing disease! 
Moi j'dis que c'est l'ignorance qui est la plus virulente et la plus néfaste des maladies.
Arrêtez de répéter des slogans que vous ne connaissez, ne comnprenez pas ! Tout ce qui sort de votre tête et de votre bouche devrait d'abord passer par votre connaissance et votre conscience ! Surtout quand c'est pour étiqueter quelqu'un d'autre ! Ne parlez qu'en connaissance de cause, brodel !
Damn, people! Yes! Réveillons-nous ! C'est l'heure !
Et ne laissons jamais personne dire, à notre place, qui ou ce que nous sommes. 

Alors ouais, quand Rebecca Makonnen m'a demandé de lui enregistrer une petite interprétation d'une minute de «Master Teacher» de Erykah Badu à la sauce Jenny Salgado, j'ai fait mic check ni une ni deux et j'ai fait sonner les cloches. I am what I say I am.
Appelez-moi “woke” quand vous voulez. C'est tout à mon honneur. 

Révérence à Vanessa Destiné pour son impeccable explication de l'origine, de l'histoire et de la signifiance du mot Woke. 
Écoutez tout ça ici ! : 

https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/on-dira-ce-qu-on-voudra/episodes/591098/rattrapage-du-mardi-14-decembre-2021

 

 

 

 

mundo.png 

Comment se conjuguent les diversités et les métissages qui nous habitent lorsqu'à travers l'art, elles s'expriment ? 
Comment je gère ça, moi, dans ma musique, mes paroles et mes présentations ?
N'est-il pas temps qu'on arrête d'en faire tout un plat et qu'on s'apperçoive que c'est notre originalité, notre richesse et notre célébration ?

Gros merci à Philippe Fehmiu et à son équipe pour ce moment d'échange qui m'a décontenancée mais de manière totalement positive. 
Je pensais répondre aux questions habituelles ; On a été dans le vif. Et je redécouvre le talent d'intervieweur, le talent de conducteur de Philippe. Ça façon bien à lui de suivre et d'entraîner la convo hors des zones de confort mais en toute décontraction, ça nous amène ailleurs, partout et deep en-dedans en même temps. Il m'a forcée, à mon grand plaisir, à avoir live devant lui et devant vous des réflexions que je ne m'étais pas encore permises ou même soupçonnées. Vraiment cool. J'y pense encore...

Et la cerise sur le sunday ? Philippe a eu l'idée de nous matcher, Boogat et moi, pour clotûrer sa série avec un chanson sur le sujet. What!? 
J'ai croisé le patnè souvent sur différentes scènes, grand respect mutuel mais on n'avait encore jamais bossé ensemble. Kiffe de feu.
Boogat a signé le beat et un petit feat vraiment à point, j'ai signé le texte et le flow. Le tout a eté réalisé par Montana (superbe découverte pour moi. On a pas fini de travailler ensemble. Je l'adore). Big tune!
La chanson s'intitule Entre nous. Et vous pouvez l'entendre à la fin de la série Mundo, Via Fehmiu sur OhDio de Radio-Canada
J'interviens dans toutes les parties 3 de 4 mais je vous conseille d'écouter l'ensemble, de découvrir qui nous sommes ! :

https://ici.radio-canada.ca/ohdio/musique/emissions/viafehmiu/episodes/586611/episode-du-24-novembre-2021

 

 

 

 

Photosynthèse

L'autre côté du miroir

DSC 3329
Quelques photos prises par moi,
de tout ce qu'il y a à part moi

En construction, pêle-mêle, pour l'instant…