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Grave comme ça m'a fait plaisir d'entendre cet épisode de « On dira ce qu'on voudra » à Radio-Canada dédicacé au mot, qualificatif corrosif, “Woke”.
Kèèèèèt ! Si y'a bien un mot qui a été bousculé, culbuté, piétiné, dénaturé en 2021, c'est celui-là !
Dis-moi pas qu'tu vois pas l'astuce ? Évidemment que ce n'est absolument plus politically correct de bully et d'attaquer l'intégrité des individus qui expriment leurs différences... et leurs évidences ! Alors attaquons-nous plutôt à leur vocabulaire ! Marginalisons et diffamons les mots qu'ils emploient pour s'élever ! 
Tchuip
On dira ce qu'on voudra, certe, mais on sera aussi ce qu'on dira.

Well woke, woke, woke, woke, woke, woke...please!
Treated like a fuckiing disease! 
Moi j'dis que c'est l'ignorance qui est la plus virulente et la plus néfaste des maladies.
Arrêtez de répéter des slogans que vous ne connaissez, ne comnprenez pas ! Tout ce qui sort de votre tête et de votre bouche devrait d'abord passer par votre connaissance et votre conscience ! Surtout quand c'est pour étiqueter quelqu'un d'autre ! Ne parlez qu'en connaissance de cause, brodel !
Damn, people! Yes! Réveillons-nous ! C'est l'heure !
Et ne laissons jamais personne dire, à notre place, qui ou ce que nous sommes. 

Alors ouais, quand Rebecca Makonnen m'a demandé de lui enregistrer une petite interprétation d'une minute de «Master Teacher» de Erykah Badu à la sauce Jenny Salgado, j'ai fait mic check ni une ni deux et j'ai fait sonner les cloches. I am what I say I am.
Appelez-moi “woke” quand vous voulez. C'est tout à mon honneur. 

Révérence à Vanessa Destiné pour son impeccable explication de l'origine, de l'histoire et de la signifiance du mot Woke. 
Écoutez tout ça ici ! : 

https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/on-dira-ce-qu-on-voudra/episodes/591098/rattrapage-du-mardi-14-decembre-2021

 

 

 

 

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Comment se conjuguent les diversités et les métissages qui nous habitent lorsqu'à travers l'art, elles s'expriment ? 
Comment je gère ça, moi, dans ma musique, mes paroles et mes présentations ?
N'est-il pas temps qu'on arrête d'en faire tout un plat et qu'on s'apperçoive que c'est notre originalité, notre richesse et notre célébration ?

Gros merci à Philippe Fehmiu et à son équipe pour ce moment d'échange qui m'a décontenancée mais de manière totalement positive. 
Je pensais répondre aux questions habituelles ; On a été dans le vif. Et je redécouvre le talent d'intervieweur, le talent de conducteur de Philippe. Ça façon bien à lui de suivre et d'entraîner la convo hors des zones de confort mais en toute décontraction, ça nous amène ailleurs, partout et deep en-dedans en même temps. Il m'a forcée, à mon grand plaisir, à avoir live devant lui et devant vous des réflexions que je ne m'étais pas encore permises ou même soupçonnées. Vraiment cool. J'y pense encore...

Et la cerise sur le sunday ? Philippe a eu l'idée de nous matcher, Boogat et moi, pour clotûrer sa série avec un chanson sur le sujet. What!? 
J'ai croisé le patnè souvent sur différentes scènes, grand respect mutuel mais on n'avait encore jamais bossé ensemble. Kiffe de feu.
Boogat a signé le beat et un petit feat vraiment à point, j'ai signé le texte et le flow. Le tout a eté réalisé par Montana (superbe découverte pour moi. On a pas fini de travailler ensemble. Je l'adore). Big tune!
La chanson s'intitule Entre nous. Et vous pouvez l'entendre à la fin de la série Mundo, Via Fehmiu sur OhDio de Radio-Canada
J'interviens dans toutes les parties 3 de 4 mais je vous conseille d'écouter l'ensemble, de découvrir qui nous sommes ! :

https://ici.radio-canada.ca/ohdio/musique/emissions/viafehmiu/episodes/586611/episode-du-24-novembre-2021

 

 

 

 

C'est un nouveau balado présenté sur OHdio, construit et narrer par Olivier Boivert-Magnen et Olivier Arbour-Masse sur l'histoire du rap québécois mais remontée sous un angle original, géographiée en revisitant les différents secteurs et quartiers où ce mouvement culturel massif a d'abord pris naissance. 🔥
J'adore. 
J'adore redonner aux mythes leurs marqueurs véritables, qu'on puisse palper, examiner, laisser se mouvementer les symboles.
Qu'on puisse ramener à la raison les mémoires érronées. 
Alors bien entendu, quand les gars m'ont appelée pour collaborer au premier épisode de la série, celui sur le 67, St-Michel,  le quartier coeur de la franche queb de cette culture née aux États-Unis, y'avait pas photo ; Let's go. Let's get it right.

Écoutez le balado ici :
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Les gars ont monté un ouvrage magistral, colossal. 
Un travail de recherche sans reproche (shoutout aussi à l'historien et auteur Kapois Lamort pour son apport à l'exactitude des faits).
L'approche, la justesse des propos et de la chrono déployée, les témoignages à même le terrain par les protagonistes de cette histoire “ passée sous silence ”, l'excellente narration, les transferts entre les anecdotes et les réflexions...bref toute l'exécution rend ce podcast extrèmement captivant et éducatif. 
D'ailleurs, beaucoup des questions sociales abordées en ce moment au Québec, sur les ambitions de la jeunesse par exemple, sur la diversité culturelle, sur les identités... sont paradoxalement approfondies et même parfois répondues en écoutant simplement parler l'histoire dans le balado !
Ça montre encore à quel point il suffit de se parler et de s'écouter pour se comprendre !
Big up les gars. Et merci pour ça.
Hâte aux prochains épisodes...

 

 

Historica Canada présente, produit par Media Girlfriends, une série balado sur une partie de l'histoire des Noirs au Canada.
Merci à Josiane Blanc qui signe l'épisode #6 de cette série et qui nous a invités, l'historien Alain Saint-Victor et moi, à réfléchir avec elle sur une facette de l'apport de la vague d'immigration des Haïtiens à Montréal. 

On est rendus là. 
J'accueille avec honneur ce pan de ma carrière où je suis fortement sollicitée à faire partie de ceux qui ont la responsabilité de laisser des traces tangibles, des indicateurs précis de l'histoire qui autrement s'écrirait en omettant plusieurs chapitres fondamentaux.
Wow. Contente de découvrir à quoi ma présence et mes oeuvres serviront à jamais...
Nous ne sommes que transmission.

Merci Josiane. Very well done.

Écoutez l'épisode #6 ici :

Salutations et chapeau bas à Sylvie Lavoie qui m'a invité à composer la musique pour la version audio du livre Ayiti de l'écrivaine américaine Roxane Gay. Comme j'ai dit à Sylvie après avoir écouté l'ensemble de l'oeuvre dans sa finalité, c'est sensible, c'est juste, c'est noble et c'est intègre. Donc vraiment touchant...
Bravo à Stanley Péan pour cette judicieuse traduction francophone. J'y ai reconnu mes accents et ceux de ma famille élargie avec grand plaisir.
Bravo aussi à tous les acteurs-narrateurs de l'oeuvre qui donnent une voix profonde à tout le poids d'une histoire qui se raconte au présent comme à tous les temps dans un quotidien palpable et hypersensible à hauteur populaire. Une grappe de nouvelles qui nous font voyager entre le rêve et l'implacable réel, entre les résilliences et les ambitions, entre le désir et l'abandon, entre le corps et l'âme. Et c'est porté par une force féminine digne de la spiritualité matriarche d'un peuple.
Bref, c'est chaud...très chaud ! ;)

Et ça, c'est tellement propre à ma magnifique culture haïtienne ! Cette façon de traverser les émotions, comme la vie, sans réserve, sans fausse pudeur. Ce qui contraste les lourds silences de nos parents, silences d'un récit qui attend son écoute en protégeant son infini, en protégeant puis berçant ses enfants.

***

Je connaissais le monument Roxane de par sa réputation et ses coups d'gueule. Je la découvre dans sa force vitale et spirituelle.
J'entends. Je ressens. Je comprends.
Appuyer tout ça en rythmes et en mélodies, tout un défi mais tout un trip qui me plonge encore une fois, à ma grande surprise, en moi.
Clair-obscur, l'ombre et la lumière, le bien dans sa légèreté comme dans sa sévérité, la terre ferme, la terre Femme et celle qui fait trembler, les cieux éternels qui parlent avec la mer, la mer bleue, la mer noire, la mer impasse, la mer qui en nous veut croire... 
Rester à jamais ou partir pour toujours ?
Mèt Agwe nan kay la ! An n ale !

Bon voyage la famille !  On se retrouve au point de départ.

Écoutez le livre Ayiti de Roxane Gay, produit par Sylvie Lavoie, traduit par Stanley Péan et somptueusement lu et interprété par Fayolle Jean Senior, Schelby Jean-Baptiste, Cynthia Jean-Louis, Garihanna Jean-Louis, Marie-Evelyne Lessard, Didier Lucien et Mireille Métellus ici sur l'appli OhDio de Radio-Canada : https://ici.radio-canada.ca/ohdio/livres-audio/105870/ayiti

Gros merci, comme toujours, à André courcy qui a mis les mains à la pâte avec moi à la compo et que vous entendez à la guitare. 

 

 

 

  

« H » est une entrevue-documentaire où on a été invités, Maky Lavender, High Klassified et moi, à répondre à différentes questions où on échange sur nos parcours respectifs, sur la passion, le devoir, les ambitions, les rêves, le devenir...

Je ne savais pas à quoi m'attendre en arrivant sur les lieux de tournage ; 
L'équipe nous a filmés séparément, dans des lieux et horaires disctincts, en noir et blanc, sous des angles et des prises de caméra inusités mais que j'ai tout de suite trouvés singuliers. Ça m'a plu. Ça m'a sortie des campements habituels. 
J'ai accepté de jouer le jeu, je les ai laissé m'entraîner. Les questions et la démarche étaient inspirantes.


Quand j'ai regardé le résultat, un p'tit sourire en coin, j'ai tout de suite compris la poésie qui s'accordait entre l'approche graphique et technique, les questions-réponses, le choix des intervenants et la vue d'ensemble de l'oeuvre. 
On s'y promène dans les distances entre les contextes, les genres, les générations, les volontés, les interrogations et les assurances, les causes et les convoitises... Mais comme si le réalisateur, Keenan Moïse, savait déjà où il nous conduisait en nous questionnant, on se retrouve tous les trois au sein d'une même conclusion qui révèle une même identité et une même source racinée : 
Si nous sommes singulièrement ce que nous sommes tous les trois, c'est que nous pouvons tous nous résumer en un seul mot et même une seule lettre : H pour Haïtiens.  C'est comme ça qu'on s'évoque quand on parle de nous entre nous, les H.
Et voilà qu'on se retrouve à tisser notre unité dans une même fierté, une même force, une même certitude inaltérable et indissociable.


La Mer...

la terrasse du 1000 visuel moteur

Respect au DJ fondamental 
Aux DJ dans le sens étymologique, OG du terme. Ceux qui ride le riddim pour orienter la vibe dans l'exaltation jusqu'à ce qu'elle engage tout en une composition, une narration. Ceux qui ont succédé aux griots qui racontent l'Histoire, au son des tambours et des ngombi, devant les cases comme aux portes des Bandja... 
Respect à ceux qui savent faire bouger le corps comme l'esprit !

La Terrasse du 1000 m'a invité à performer un DJ set de 2h pour ce dimanche 4 juillet 2021 à 18h. 🔥 dans la kay!!!
J'accepte avec grand plaisir. Sérieusement, de tous les embranchements de mon métier que je pratique, le Deejaying est celui qui me fout le plus en extase. Je m'y jette, m'y perds et m'y retrouve corps et âme.
J'appelle ça « La Chevauchée ». Entre la pas, le trop et le galop, je guide ;)

Donc... Règlements du jeu ?
On me demande que ce soit majoritairement canadien, que j'balance plus de chansons francophones que celles d'autres langues et qu'il n'y ait pas plus de 3 ou 4 moments anglos. Pour le reste, je tiens les rênes.  

Le sujet proposé ? :  La plage

Parfait. J'vois déjà l'horizon.
J'en profiterai pour rendre hommage à la mer.
Et à tous ceux qui la connaissent, qui en rêvent, qui l'ont traversée...


Pour ceux qui ne m'ont pas encore entendu mixer et ambiancer, j'vous lag la substance drette là.

Évidemment, vous me connaissez, ce sera différent de c'que vous entendez d'habitude. On quitte la zone de confort pour la turbulence et on s'en va ailleurs…comme chez nous. Toujours.
Et puisque c'est signé Jenny Salgado, vous savez déjà... Faut qu'ça parle haut, en spirit, en mots et en absolue soul technique, rien de périlleux juste de l'émancipé ;) 
Entre les machines et l'essence naturelle, entre le mind et le coeur, entre le fondamental et l'émergent, ou plutôt l'émersion, entre ce qu'on sait et ce qu'on laisse aller…vas-y, lève le son, feel le beat, bouge ton postérieur mais tends l'oreille. Parce que...
Ye crick Ye crack ! Il était une fois…

Écoutez la suite et le DJ set ici  

 

 

jenny socan 2021

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Jenny par Valérian Mazataud Le Devoir

Ça fait deux décennies qu'on me parle du fameux déclin de la langue. Pourtant la langue, elle, elle s'en balance ! Elle fait son chemin, bouge avec le temps, enlace le courant… Peut-être qu'on devrait la suivre nous aussi et l'écouter plus attentivement plutôt que de chercher à la retenir et à la figer dans quelque chose de trop petit pour elle.
Une langue, ça ne s'impose pas. Ça s'imprègne à force d'être entendue puis appréciée dans son bouquet de vies journalier de la parlure commune. 

Je trouve ça tellement désagréable et presque honteux en fait quand j'écoute des gens discuter sur nos écrans ou dans nos différents canaux de diffusions de la pensée et que je peux les voir, les sentir se retenir puis briser le flot de la conversation sous la menace de la police de la langue. Tu vois dans leurs yeux, tu entends dans les oscillations de leur élocution l'hésitation alors qu'ils interrompent la crue de la convo pour chercher à traduire leur parlure naturelle et commune par cette soit disant langue imposée des justes et des bien-pensants. 
Ils me font marrer…

Je suis fière de la langue française - ma préférée d'ailleurs - telle qu'elle se présente en connaissance de cause dans toute sa liberté, son originalité et sa pertinence, avec tous ces accents et ces expressions sans frontières qui la gardent présente, tangible et vivante dans son mouvement qui s'harmonise avec le reste du temps, le reste du monde. L'histoire se compose encore, mes amis ! Et sa langue aussi !

Cliquez sur l'image pour lire l'article. 

 

 


Dans le cadre de la Nuit Blanche de Montréal en lumière 2021, Pierre-Yves Lord nous a invités pour son émission spéciale, Manu Militari et moi, à écrire un verse pour l'occasion sur le sujet. 
J'en ai profité pour balancer une petite minute de leçon de Rap.
Et d'histoire en même temps sur ce que signifie ou promet une nuit enflammée. 

Shoutout à Nic Boulay pour le beat

Le jour se couche là
Où le rêve le relaye, le relève et le paye...
On est à l'heure de l'éveil
Wouch!
Alors je l'enfourche
La nuit porte conseil puis elle me lâche lousse
Lumière
Yayades
Frère Jacques se balade,
On fait la révolution en cuillère.
Déclanchez la guerre ! L'amour de la nuit !
Gloire aux G qui ramènent le bread
Les longs couteaux veulent trancher la mie
Mais le jour nie toute hégémonie
J'ambiance l'insomnie ;
Blanche est la nuit et le noir ramène sa lumière
Fiyah bun dans les chaumières !
Rythme créole dans la langue de Molière
Laisse tourner la terre que j'embrasse l'apocalypse
Vas-y baby, jette l'aiguille sur le disque
La nuit - Le feu
Le feu - Le phare
Le phare - Le sun
Le sun - Icare
L'égo - Le corps
Le maître…Igor
Méfie-toi de l'aube qui dort.
Et je m'éclipse…

dans son Art afro urbain contemporain

malicious book

Maliciouz est une artiste que je suis avec admiration depuis plusieurs années déjà.
J'ai vu plusieurs de ses expositions, j'ai vu plusieurs de ses fresques sur les murs de la ville et à chaque fois, c'est un peu comme si j'étais dans un musée. En fait, ça me rappelle que l'art, le vrai, s'appréciait dans la rue, dans les cypher, sur les plages, devant les cases, devant les griots, sous le ciel...avant d'être soit disant exhaussé sur des scènes, des présentoirs et des piedestaux.
Je m'arrête. Je me laisse attraper. Le temps ne compte plus. Il 'y a plus que l'oeuvre et moi et on se regarde, les yeux dans les yeux.

Quand Maliciouz m'a dit qu'elle publiait un livre dans lequel elle assemblait ses créations, un peu comme on assemble les morceaux de notre mémoire, en m'invitant à y écrire un texte sur le sacré, sur cette spiritualité transmise depuis toujours par notre sang, je n'ai pas cherché longtemps pour que l'inspiration me trouve. 
Voici ce que je lui ai répondu : 

« Bon. J'ai écrit un texte pour toi. Sur le lourd sujet que tu m'as cédé lol !
But...
 Mon procesus créatif désormais, c'est que je ne me bats plus contre moi-même. I really let it flow. J'veux plus le faire autrement. Tu n'peux pas planer pour revenir à ta prison....feel me?
Du pur bonheur habité d'écrire ce texte. Freedom. Merci pour l'invitation. 
 
Je n'ai nommé aucun nom d'idole, aucun symbole, aucune chronologie temporelle.
J'ai push vers le haut, dans le massif.
Pis j'le dis sans aucune prétention parce que je sais que tu es une artiste dans tout le spectre de l'être et que tu comprendras très bien c'que j'veux dire. J'le vois dans tes oeuvres.
C'est pas un texte slogan, pas un texte poésie berceuse d'enfants, pas un texte médaillon qu'on porte au cou.
J'en ai un peu marre de ces textes clichés répétitifs. 
C'est un texte totem. Non, plus détaillé encore, plus imposant. C'est un texte cathédral, comme disent les français chrétien.
Pyramidal dans le langage de la spiritualité nègre. 
 
Take your time with it.
Pis reviens-moi.
Je t'envoie ça dans quelques minutes, le temps de me relire. »

J'espérais pouvoir envelopper décemment un de ses tableaux avec mes pensées.
Mais quand j'ai vu toutes les peintures et les statements qui entouraient mon texte, comme pour rappeler toute la place que la vie et moi on occupe l'une dans l'autre, l'une pour l'autre, j'ai retrouvé la vue d'ensemble. Thanks sista.

Rarement on ouvre un livre et ressent une telle intensité émotive dès qu'on pose les yeux sur les premières pages. Ces images qui valent mille mots mais souvent aussi, mille silences… 
La voix de Maliciouz porte très haut. Quand tu peux entendre à la fois le passé et le futur dans un même instant, c'est que t'es freakin' là ! T'sé quand tu catch que t'es pas juste le pont mais que tu es aussi la mer, le ciel, le courant ? 
Que t'es pas juste une identité définie dans un cadre mais que tu es ce regard auquel, dès lors qu'on le croise, on s'identifie ? 

En plein coeur de ces desseins en mouvement, page 120 : Spirits. 
Le texte que j'ai signé. En tout honneur et respect. 
https://www.maliciouz.com/ 

 

 

 

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