Réactions à « Zafèyayo » ce matin 20-05-26 à l'émission de Pénélope McQuade
avec Fabrice Vil et Olivier Hernandez
Je suis la première à être surprise par la réaction, non seulement des gens, du public, de mon core (!) -
et je ne formulerai pas maintenant les remerciements que je vous dois. Ceux-ci me jettent dans une méditation profonde, ne serait-ce que pour intégrer en moi tout l'enthousiasme, la chaleur, le respect que vous m'envoyez depuis l'annonce de mon retour musical... Je suis décontenancée, remplie d'amour et boostée à bloc !
Je vous reviens rapidement pour vous dire merci comme il se doit, de manière au moins réciproque, certainement fébrile, déchainée mais dévouée et possiblement même passionnée.
Ce sera pas trop long, j'm'en viens. M ap vin sou nou...
Là, je veux prendre un moment pour remercier ceux qui font le relai entre vous et moi (entre autres dans les médias) et qui se présentent pour le moment accueillants, ouverts et même très élogieux ;
J'ai présenté une chanson complexe, hors des codes usuels, symbolique, structurée et étagée... mais j'ose le dire, robuste également par sa vulnérabilité, sa sincérité, sa résistance aux médiocrités de ce monde d'abord et avant tout par déclaration d'amour, quoi qu'il advienne, dans l'intégrité.
Merci d'avoir pris le temps d'écouter réellement, en profondeur et d'avoir été jusqu'à décortiquer dans les moindres détails tout ce qui se joue entre les intentions et le rendu. J'apprécie vivement cette symétrie du respect que vous agréez entre nous.
Je vous ferai un comte rendu exhaustif la famille (là j'chu inondée lol ) mais pour l'instant, je vous partage ce topo que j'ai reçu ce matin et qui m'a fait vraiment plaisir.
Fabrice, Olivier, Pénélope...merci. De l'essence pure pour moi.
Fabrice...❤️ we got this 🔥 J'te suis, let's keep on moving!
J'vais m'permettre:
Il n'y a plus de questions. Plus de méthode au discours.
Qui je suis ? Qui me suit ?
Il n'est plus question de suivre le courant, ni même de se laisser porter par lui...
Ce n'est plus une question, c'est une déclaration :
Moveō ergo sum.
*L'étymologie du verbe «mouvoir», Movere , prête son nom au latin lui-même tant il est important dans notre langue et dans l'ensemble des langues indo-europeennes!
Il faut remonter au latin classique où Movere signifiait remuer, agiter, opérer un changement, mobiliser, se mouvoir...et émouvoir.
Alors j'émeus donc je meus...je meus donc je suis. 🙏🏽
18 mai…
Le temps ne laisse rien entre les mains du hasard.
Et je n’ai pas choisi ce temps par hasard pour symboliser mon retour à ma toute puissance.
En ce jour du drapeau haïtien, symbole de la liberté et de l’indépendance de l’ensemble des peuples noirs de ce monde, n’oublions ni comment, ni pourquoi, ni tout ce que nous avons fait pour être encore là, aujourd’hui.
Je m’adresse aussi à ceux qui, tourmentés et refroidis par les afflictions prononcées de leurs pays, boudent cette célébration par amertume ou par déni ; Ne tombons pas dans le piège ! Souvenons-nous de ce que disait Sonthonax ! : « Le jour où ils vous enlèveront votre fusil…»
N’oublions pas que la célébration - porteuse de nos codes, de nos symboles, de notre rythme et de nos vibrations, de nos connaissances et de leurs chorégraphies, de nos corps comme de nos esprits, de tout ce qu’on met en jeu (!) - fait partie intrinsèque et primordiale de notre autorité sur nous-mêmes. Elle est notre plus puissante arme de combat et d’inaltérabilité. Ne la tournons pas contre nous-mêmes.
Célébrons tout ce qui ne changera jamais et tout ce qu’on fera changer !
L’union fera la force car l’union est toujours amour.
Men mou yo.
Il existe des temps où des gens - comme des peuples - s’effacent lentement, à petit feu, dans un sombre et profond silence, endormis sans même s’en rendre compte par les sournoiseries d’un soi-disant pouvoir, les simulacres de cette lâcheté qui ne donne pas son nom mais se cache sous le déguisement et le prétexte de la liberté, des égalités et de la bienveillance de l’amour.
Heille la gang ! Ça faisait longtemps en titi !
Demandez-vous, à vous-mêmes, pour vous-mêmes :
« Ça fait combien de temps que je me suis…tu(e) ? »
Oh lawd, my soul is calling loud and clear so…Here I am ! Back in it! 🔥
Toujours pas compris ?
N’ayons pas peur des mots.
Le pouvoir est au peuple, il s’appelle Amour et l’amour ne s’oublie pas… Parlons Nous.
Men moun yo !!!
E sa k pa vle pale, ZAFÈYAYO !!! ❤️🔥
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Écoutez un extrait de ce magnifique roman, lu par l'autrice :
Merci à Catherine Bernier et à Sarah Hanahem pour l'accueil très chaleureux ainsi qu'à tous les participants qui sont venus partager ce moment de cohésion avec moi.
Vous m'inspirez !
On se retrouve très bientôt ;)
Je vous invite à lire ou relire le texte que j'ai signé y'a quelques années dans La Presse au sujet de la langue française.
Vous pouvez même, tout en lisant, écouter la déclamation de celui-ci ici :
DJ : Kamistry
Clavier : Alain Legagneur
Console : Marc Depratto
Sponsor : Mercy House
Images et montage : V2 Universe
❤️
J’ramène le love dans la cale
T’inquiète chéri, je serai ta terre natale
Immortelle bien avant l’état foetal
Redéfinissons la notion de femme fatale :
Le Freedom
Qui règne ou marronne !
Qui te donne la vie avant que ta naissance ne t’époumone,
Veille comme Simone sur l’éveil de l’Homme
Mais
Ban m pam !
Bam bam dilla
Moun Mòn
Sur ma couronne.
10 nuances de Femmes dans la culture Hip Hop québécoise…
DJ Horg ! Merci pour cette initiative. Ce n’est que le début !
Shoutout à Andrée-Anne Bohémier de Bohemaa Communication qui remet les pendules à l’heure de notre présence. À Sarah Bergeron et particulièrement à Peach Gyal pour la collab à la DA et pour cette lumière sur la vibe dans l’unité que nous représentons.
To close the Black History Month that just ended, an amazing discussion on CBC Q interview hosted by Garvia Bailey with Imposs and I.
Let's take our time and go back... ;)
Poss et moi, on a eu une superbe rencontre avec Garvia Bailey pour l'émission Q à CBC.
Notre histoire dans le rythme, dans le son, dans le coeur...
Le temps…
Y’a de ces gens qu’on rencontre…et le lien est évident dès le premier coup d’oeil ;
Quand je parle d’inspiration, c’est qu’on est plusieurs à regarder,
à écouter, à chercher à voir les chemins qui ont été empruntés,
dessinés par les meneurs des générations qui nous précèdent.
Ceux qui nous parlent fort !
Tu les écoutes et tu t’entends.
Tu les entends te dire :
« Je ne suis pas ton passé, je suis à venir…
Je suis avenir, là où je suis passé avant toi,
Là où je te raconte en t’ouvrant la suite de mon histoire, en ouvrant le rideau, la volonté et le rôle…
Là où je me raconte en te cédant la parole
Là où toutes les présences se frôlent
Entre les pôles du temps. »
Lunettes noires.
Ciel ouvert.
Ma tête se relève
Le sourire aux lèvres…
Le deuil.
Je te célèbre, grand vivant au coeur ouvert
À découvert, le seuil.