Prendre le temps de se rappeler
Et en même temps, se laisser là, dans chaque instant qui a formulé notre présent...
Je sillonne l’année qu’on vient de traverser ensemble
Et c’est ce mot que j’ai envie de mettre en lumière
“Ensemble”.
Assise entre le pareil au même et les grands bouleversements, je laisse dériver mon regard sur ce qui s’illumine comme une mappe stellaire dans l’espace, qui compose et fossilise notre mémoire, sur tous ces moments qui ont été témoins de notre unité, notre humanité.
Je nous souhaite de la volonté !
C’est vrai, il y a les impulsions, les passions et l’instinct, l’inné et l’ADN du monde…
Il y a l’intelligence qui voudrait se croire dans un pouvoir sans fin et absolu.
Il y a tout ce qui tombe sous nos bombes et qu’on voudrait pourtant posséder. Ce Tout qu’on habite et qui prend soin de nous, protégeant notre innocence…mais qu’on voudrait tant cerner. Ce matérialisme chevauchant l’inconnu sur lequel on jette notre dévolu.
Il y a, non pas l’animosité mais l’animalité, le corps du souffle qui nous porte.
La finalité qui voudrait tant faire taire cette impression d’être perdu, d’avoir perdu ce qui importe…
Le conte, le rôle...le contrôle.
La conscience de cette part d’existence qui repose entre nos mains
et qui nous regarde droit dans les yeux, la dessiner, la destiner.
Comme un Créateur qui laisse aller sa créature alors que les cloches sonnent,
en se disant voilà, c’est fait. Et ce sera toujours.
Me voici, Infini.
C’est pas l’monde qui est shaky, c’est pas l'monde qui frissonne,
Ce sont nos pupilles qui tremblent…
***
Pour l’année qui vient et pour toutes celles d’après
—Sans âpreté car tout ce qui est donné n’est qu’un prêt
Et tout ce qui nous est prêté n’a point de possesseur.
Ce spectacle n’est que le procès du processeur !
Deus ex machina.
Donnons-lui toutes ses formes à ce mannequinat.
Puis laissons le temps au temps… —
Je nous souhaite de l’inspiration, de la chaleur.
Suivre le courant du lâcher prise.
Voguer sans peur, ramer sans pleurs, s’aborder sans heurt.
Je nous souhaite la volonté d’honorer la Volonté.
Celle que personne ne nous a apprise.
À la fenêtre, l'unité des six branches de chaque flocon,
Comme celle de la neige blanche.
Assise devant la cheminée
La brise
J’observe les planches de bois qui se dénudent de leur couleur ambre
Et je nous souhaite à tous de ne pas oublier de vivre !
De simplement nous retrouver…
Ensemble.
❤️🔥



