Suite de ma série de chroniques sur l’histoire de la musique engagée.
On est dans le cadre du Mois de l’Histoire des noirs et ça tombe bien ;
C’est précisément là où on était rendus dans notre chronologie : l’impact de la musique des noirs ou de l’engagement des noirs par la musique.
On a statué lors du prédcédent épisode que la musique est née de l'engagement. Répondre au désir et à la nécessité de communiquer avec l'environnement qui nous entoure, communiquer avec soi et avec les autres, avec le plus grand que nous, l'espace, le “divin” comme le plus petit, l'enfance, la proximité, communiquer l'intime, transmettre l'énergie, le rythme, la force, la célébration... bref, la musique est née pour matérialiser et exprimer notre présence commune.
Alors si la musique a été créée pour s'engager, à quel moment et pourquoi se désengage-t-elle ? Ou est-ce plutôt simplement qu'elle change de forme d'engagement ?
Je trouve ça très épineux en ce moment de prendre le micro pour mettre la lumière sur autre chose que sur nos hantises, sur les impacts des turbulences américaines ou sur ce qui se passe à Gaza ou au Congo par exemples... Mais je comprends très bien l'importance de sortir la tête des écrans, de se détacher de l'arme qui cache la forêt, de continuer à vivre, de ne pas arrêter de se proposer, en ce que nous faisons et ce que nous sommes de mieux.
Heureusement qu'il y a l'art et la culture pour nous permettre de prendre ce recul, d'observer l'instant sous un autre angle, dans ses profondeurs sensibles, quoi qu'il s'y passe. C'est un peu ça la poésie existentielle ;
Évidemment, exposons les faits et les effets. C'est notre premier devoir, de voir.
Mais explorons aussi les affectivités qui vont déterminer la réactivité, la créativité nécessaire à nos prochaines actions.
Donc aujourd'hui, pour tenter de mettre en relief ces autres sujets sous-jacents de l'actualité qui nous concernent directement...la poésie.
Je vais vous raconter l'histoire du jour où j'ai rencontré la poésie québécoise pour la première fois...
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Dans le cadre du Mois de l'histoire des noirs, Émilie Perreault et son équipe m'ont invitée à discuter avec eux de la présence des cultures noires sur les plateformes médiatiques québécoises :
Well alright!
J'aime le sujet, surtout ses ramifications.
Parlons-nous...
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Le 6 janvier dernier, à l'occasion de la Conférence des ambassadrices et ambassadeurs qui a eu lieu au Palais de l'Élysée, le président français Emmanuel Macron en a profité pour débuter son année diplomatique en insultant les dirigeants africains de certains pays ;
Après avoir insinué de façon clairement mensongère que l'initiative souveraine annoncée par ces pays de renvoyer hors de leurs frontières les armées françaises (présentes de manière continue depuis 1830 sur le continent ! Mais pourquoi ???) était commune et que la primauté de cette annonce était un geste de politesse de la part du gouvernement français, il poursuit cet affront en ajoutant ces injures à la longue liste d'insultes à laquelle nous sommes désormais habitués :
«J ’crois qu’on a oublié de nous dire merci. C’est pas grave, ça viendra avec le temps. L’ingratitude, je suis bien placé pour le savoir, c’est une maladie non transmissible à l’homme »
« Aucun de ces pays africains ne serait aujourd’hui avec un pays souverain si l’armée française ne c’était pas déployée dans cette région. »
Heureusement, les africains du continent comme ceux de toutes les diasporas ainsi que tous leurs descendants qui s'y intéressent savent désormais très bien lire entre les lignes du langage de l'impérialisme et possèdent tous les outils nécessaires pour connaître, transmettre et libérer l'histoire.
Celle qui nous est - encore ! Achetons, lisons les livres ! - accessible dans la littérature, celle qui relate des évidences, des faits exhaustifs et chronologiques racontés de façon nette et détaillée sur le temps long.
Laissons parler le temps, laissons parler les mots.
Ce livre, L'empire qui ne veut pas mourir, est selon moi le meilleur ouvrage du monde francophone écrit jusqu'à présent pour résumer et vulgariser l'histoire et les méfaits de la Françafrique.
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